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ADELINE CALOSCI
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La sotte siété, peinture acrylique, 100 x 100 cm, 2018 Madame, acrylique sur toile, 100 x 215 cm, 2016 Le Mannequin, acrylique sur toile, 260 x 90 cm, 2015 Le Parisien, peinture acrylique, 310 x 90 cm, 2015 Les Boniches, peinture acrylique, 100 x 265 cm, 2016 Bisounours, sculpture sur bois, peinture acrylique, 105 x 120 cm, 2013 Ouvre les yeux et ferme ta grande gueule, peinture acrylique, 100 x 250 cm, 2016 Pour un hamburger, peinture acrylique, 115 x 260 cm, 2017 Le mal à dit, sculpture en bois, acrylique, 74 x 148 cm, 2016 Little boy, technique mixte, 192 x 150 cm, 2019 Luck, acrylique sur bois, thermoformage, 105 x 107 x 8 cm, 2018 Passion, acrylique sur bois, thermoformage, 105 x 107 x 8 cm, 2018 Hope, acrylique sur bois, thermoformage, 105 x 107 x 8 cm, 2018 Love, acrylique sur bois, thermoformage, 105 x 107 x 8 cm, 2018 Harmony, acrylique sur bois, thermoformage, 105 x 107 x 8 cm, 2018 Abundance, acrylique sur bois, thermoformage, 105 x 107 x 8 cm, 2018
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Biographie
Issue d’une famille du milieu du théâtre, Adelien Calosci commence des études d’art dramatique à l’âge de 15 ans, qu’elle suit pendant dix ans au Cours Florent, à l’école Aquaviva et au Conservatoire Supérieur d’Art Dramatique à Paris. Au cours de sa carrière de comédienne, elle travaille aux côtés de grands metteurs en scène tels Catherine Hiégel et George Lavaudant pour, ensuite, rentrer brièvement à la Comédie-Française. Entre 2005 et 2008, Adeline Calosci développe plusieurs projets dans les médias, notamment des séries en court métrage produites par Ari Tordjman et diffusées pendant 3 ans sur la chaîne télévisée TF6.

Passionnée par le graffiti et le dessin depuis son adolescence, Adeline Calosci suit en 2008 plusieurs formations en art graphique qui l’amènent à réaliser des œuvres s’inspirant des tatouages old-school, ayant marqué par la suite une grande partie de son œuvre. Ses premières créations consistent à tatouer des célébrités des années 1950 telles Marylin Monroe et Jackie Kennedy. Elle se fait connaître par la suite grâce à la série de sculptures “Empire 22” s’attaquant aux symboles des marques de luxe, et qui sera accueillie avec grand succès auprès des collectionneurs.

À partir de 2010, Adeline Calosci se consacre à la peinture en utilisant différentes techniques comme l’aérographie, la bombe et la peinture industrielle automobile. Son travail questionne les liens entre la consommation et le désir à travers des œuvres qui mêlent des références entre la culture pop occidentale et l’iconographie moderne des animés, du manga et de l’univers kawaii. Divers symboles de la consommation à succès iconique, commercial et planétaire servent de moyen d’expression à Adeline Calosci pour évoquer la futilité, l’omniprésence et l’effet illusoire du désir, tel comme il est construit dans la société supra-médiatisée contemporaine. Ses personnages - des icônes enfantines, des super-héros, des jeunes filles naïves, dont les traits rappellent les bishoujou (mot japonais qui signifie « belle jeune fille ») - sont souvent représentés sous le signe de la fatalité ou de l’ambivalence : entre l’insouciance et le tragique, entre l’excès de pulsion et la privation, entre le désir naïf et la hyper-sexualisation. Adeline Calosci en vient même à définir son oeuvre comme étant axée sur les paradoxes du désir :

« Assouvir un désir c’est un enjeu dangereux. Même s’il peut nous conduire vers l’accomplissement de soi, il peut nous détruire, devenir tragique. Le désir est toujours confronté à la norme, aux conventions et à l’interdit. Il nous invite soit à transgresser un ordre, ou au contraire à le suivre. C’est à partir de ces tensions que nous sommes contraints à nous construire en tant qu’individus ».

Dans ces aspects techniques, ses créations peuvent être associées au mouvement Superflat : des images plates, des fonds de couleur unie et aplatis sur une surface définie par des lignes nettes et une absence de profondeur. En effet, comme d’autres artistes qui rappellent les codes d’une société esthétisée et infantilisée (neo pop japonais), le travail d’Adeline Calosci évoque la fabrique des idéaux inaccessibles et du désir ludique qui pousse les individus de nos jours vers une quête des gratifications imaginaire, fantasmée, rêvée et aliénante.

Francisca Miranda
Critique d’art
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