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Poussières d’étoiles
Paris
14.11 - 14.12.2019
24 rue de l'Échaudé, 75006 Paris
A2Z Art Gallery est fière et heureuse de présenter « Poussières d’étoiles » la deuxième exposition personnelle de Ji Zhou, artiste chinois né en 1970 à Pékin.

Dans ses compositions photographiques, Ji Zhou met en scène des objets du quotidien qu’il empile pour leur donner la forme de structures urbaines architecturées, à l’image de monuments ou de mégalopoles, pour les recouvrir d’une fine pellicule de poussière.

Pour nourrir son ego et abreuver sa soif de pouvoir, l’Homme contrecarre la fragilité de son existence en érigeant des édifices tous plus grands les uns que les autres. Tous finissent peu à peu par se hisser dans la volonté de toucher le Ciel. S’élevant au plus haut point, l’Homme finit par trouver sa limite, chuter et redescendre sur Terre, tel Icare brûlant ses ailes. Ji Zhou nous invite-t-il à contempler des vanités atemporelles de l’Homme — des tours de Babel ? — dans lesquelles les hommes et les femmes, symbolisés de manière religieuse par des grains de poussières, s’élèvent et retombent au sol pour recouvrir leurs histoires passées (Genèse 3. 19 : …« tu es poussière et tu retourneras à la poussière… ») ?

Symbolisant à la fois la mort et la vie, la poussière renvoie également au cycle de l’Eternité dans lequel l’Homme, à l’image du Phénix, renait de ses cendres et se réincarne. Le mot « réincarner » renvoie à l’idée de « rentrer dans une chair », « revêtir une (nouvelle) peau », « vivre une transformation ». Un tel changement d’état nécessite une énergie. Dans une lecture tournée en particulier vers l’histoire millénaire de la Chine, Ji Zhou marque-t-il l’importance de l’histoire écrite de chaque civilisation chinoise (dynasties, royaumes, républiques) qui, en brûlant les ouvrages porteurs des connaissances passées à chaque changement de pouvoir, laisserait apparaitre les marques d’une révolution ? Sont-ce ici les images dévoilant la volonté de l’Humain de renaitre de ses cendres, de comprendre son environnement urbain dans lequel l’air suffocant d’un contexte emprisonne peu à peu l’espoir de s’en sortir, de déployer ses ailes et respirer à nouveau ?

La poussière est, enfin, l’élément reliant dans une lecture verticale l’espace aérien de l’espace terrestre. Toute chose tangible sur Terre, comme dans l’Univers, n’est que la résultante de nombreux changements d’états. Qu’il s’agisse d’un livre, d’un immeuble ou d’un être de vie, chaque entité provient d’une seule et même origine : la poussière d’étoiles.

Ainsi, à travers le motif de la poussière, Ji Zhou questionne les rapports entre la Nature et la Culture, entre l’Homme et sa démesure, entre l’Homme du passé, du présent et du futur.
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