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Les arborés
Artistes : Émeric Chantier, Marie-Noëlle Fontan, Geneviève Mathieu

Adresse : Commanderie Saint-Jean, Corbeil-Essonnes

Exposition du 12 octobre au 16 décembre 2018

Vernissage vendredi 12 octobre de 19h à 21h

Dans le cadre de la biennale d’art 2018 le service arts & expositions de la ville de Corbeil-Essonnes présente "Les Arborés"

L’exposition « Les arborés » s’inscrit dans la première édition d’une biennale d’art consacrée cette année au thème du végétal. Lieu du Vivant et de la créativité par excellence, en perpétuelle évolution, le végétal vient nous rappeler l’urgence, dans nos sociétés contemporaines menacées par le réchauffement climatique, la déforestation, ou les ravages des agricultures intensives, de remettre la Nature au centre des préoccupations humaines. La célébration du végétal sous toutes ses formes résonne comme un symbole fort, porteur de sens, à la fois esthétique et existentiel. Les trois artistes que nous présentons dans cette exposition, ont pour point commun de questionner la notion du Vivant et l’avenir de la planète. Ils nous interrogent en outre sur le temps qui passe et sur notre propre devenir.

Emeric Chantier végétalise les objets. Son travail, impressionnant de méticulosité, de minutie et de patience, ne saurait pourtant se résumer à une prouesse technique. Dans une démarche très scénarisée, Emeric Chantier nous raconte des histoires et porte une vision du monde à la fois « micro » et « macro » : miniaturiste et universaliste. Une question de fond balaye en effet toute son œuvre : l’homme fait partie intégrante de la Nature mais tend pourtant à s’en extraire. Son « Penseur », travaillé par le Végétal, semble nous enjoindre à l’introspection. Ne convient-il pas de redonner sa place au temps, et à l’humanité celle de « pousser des racines » ?

Ce message d’universalité, Marie-Noël Fontan, herboriste-tisserande pourrait aussi le faire sien, tant son œuvre transporte de racines, glanées des tropiques, du Guatemala au Salvador, jusqu’aux campagnes françaises. En quête de la mémoire, l’artiste semble tisser le temps qui passe. Elle écrit ses propres textes au moyen du tissu végétal, compose avec des lunaires, des ailantes, des vignes, des corozos, des langues-de-vache, des chichicastes, des cotons sauvages, et même des lichens. Dans son œuvre, la légèreté, la poésie, la fragilité ; gousses, cosses, fibres aux couleurs d’épice sont assemblées dans une trame à l’orfèvrerie délicate, jouant avec la transparence… tout un univers propice à la rêverie.

Geneviève Mathieu quant à elle, donne toute entière sa place au rêve. Son arbre-nature est destiné à faire entrer un pan de nature improbable dans un univers urbain souvent déshumanisé. Elle travaille elle aussi à base de matériaux naturels : base végétale vivante, mousses ou « feuillage stabilisé » viennent coloniser des matériaux modernes, le béton, le métal… La matière organique vivante est savamment enchâssée dans un dispositif immobile. Un procédé paradoxal qui met sous nos yeux une évidence : le végétal se renouvelle et, à la fin, la nature est la plus forte. Nos trois artistes présentés dans ces « Arborés » captent la vie même.

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